Comment gérer sa tristesse après la mort lente et douloureuse d'un proche ?

La mort rend forcément triste, encore davantage quand il s’agit d’un parent ou d’un proche rongé par une maladie incurable ayant conduit à sa perte. Mais il faudra bien faire son deuil puisque la vie doit continuer. Cela n’est pas si simple en réalité. La mort d’un être cher laisse une douleur vive et profonde dans le cœur qui semble indélébile après bien des années.

Une personne en deuil peut se montrer très calme tout en endurant parfois un état dépressif plus ou moins intense. Cependant, cette tristesse n’est pas aussi négative, ce sentiment de souffrance est une étape nécessaire de délivrance de la crise que traverse le sujet affecté. Faire preuve d’empathie envers cette personne constitue un soutien important.

Plonger dans le processus de deuil après le décès d’un proche est difficile

La perte définitive d’un être cher provoque un bouleversement psychologique et psychique qui peut marquer durablement la vie. Cette souffrance est accrue quand on revoit impuissant les derniers moments du défunt, alité et lentement détruit par une maladie sans antidote. Endeuillée, la famille doit pourtant penser à l’avenir pour surmonter progressivement cette disparition.

Dans les années 60, le docteur Élisabeth Kübler Ros, psychiatre et pionnier dans l’approche des soins palliatifs, a défini le processus de deuil en 5 étapes :

  1. Le choc ou la sidération

L’annonce du décès crée un choc qui déclenche diverses réactions. La raison et les émotions sont comme paralysées. On peut tout de suite faire couler des larmes, tomber dans une crise de panique ou ressentir un vertige pouvant conduire à l’évanouissement. La réaction au choc est une phase très courte et intense qui se caractérise par un refus d’admettre la réalité.

  1. La colère ou la protestation

Cette période fait marquer le vide laissé par l’être aimé. On commence à ressentir la réalité de sa perte avec l’absence de sa voix, de son regard, de son sourire et de son odeur, de ses gestes, de sa personnalité. L’impossibilité de revivre certains moments avec cette personne ravive la tristesse. Cette souffrance peut prendre l’allure de la colère, de la culpabilité, du remords, de la détresse ou de l’abandon. On peut s’emporter ou se barricader dans un mutisme total.

  1. Le marchandage

On tombe dans une phase illusoire de négociation avec soi-même, pour échanger le vide ressenti avec des compensations. Elle peut prendre une tournure magico-religieuse, qui pousse la personne à faire une promesse à un être invisible en échange de revivre avec le défunt comme auparavant.

  1. La dépression

Cette étape est considérée comme la plus longue du processus de deuil. Elle peut perdurer pendant plusieurs mois, voire années. Elle est marquée par une profonde tristesse, une forte démotivation et des angoisses. On plonge dans des sentiments de culpabilité et dans une remise en question sans fin, alimentant une grande détresse. La personne rumine en permanence les causes de la disparition de l’être aimé. Cet état dépressif produit une inertie de la pensée, un manque d’énergie, de concentration et d’intérêt pour le monde extérieur. Plus rien n’est important ou n’a de valeur comparée au défunt, idéalisé désormais comme la créature parfaite. Cette idéalisation ne doit pas se prolonger au risque d’isoler totalement la personne.

  1. L’acceptation et la reconstruction

C’est la dernière étape du deuil où on accepte la disparition. On se sent mieux, on retrouve la confiance en soi et l’avenir devient radieux. Les capacités psychiques et psychologiques se remettent progressivement en place. La personne endeuillée commence à éprouver l’envie de reprendre sa vie et de retrouver sa position dans la société. Elle a pris conscience que cette épreuve l’a transformée positivement en lui faisant voir la vie autrement. Le soutien des uns et des autres est primordial pour parvenir à ce niveau dans de bonnes conditions.

Comment faire son deuil ?

Le deuil est un phénomène qui apparait brusquement et qui fait beaucoup de dégâts psychologiques. Il est caractérisé par la perte totale d’un être cher ou d’une chose. Cette situation absurde et incompréhensible bouleverse généralement le mode de vie quotidienne d’une personne. Faire le deuil est une étape qui renferme les sentiments et les pensées qu’on ressent après le décès d’un être cher. C’est un procédé actif au sein duquel l’endeuillé mène diverses actions pour se débarrasser de sa tristesse, de sa peine, de sa souffrance et de l’incompréhension que provoque la perte. Notons que le mot « deuil » a un sens dans diverses situations. On a par exemple le deuil d’une relation, le deuil d’un être cher et le deuil d’une situation professionnelle. Ce mot n’est pas toujours en rapport avec la mort. Alors, quelle que soit la nature du deuil, les étapes à suivre restent inchangées.

On passe généralement par un processus interne différent qui peut être difficile ou non et qui permet après d’accepter la situation et de passer à autre chose. Il est important de faire le deuil, car cela permet de mobiliser les ressources pour éviter de penser au mal. Cela permet également de retrouver l’envie de mettre en place de nouveaux projets et de reprendre ceux qui étaient en cours. Enfin, elle aide à reprendre progressivement le contrôle de sa vie. Pour sortir du deuil, les spécialistes recommandent de prendre conscience qu’on est la personne la mieux placée pour connaitre nos forces, nos ressources et nos besoins. Pour ce faire, il faut faire attention à ses émotions, partager sa souffrance, accepter l’aide des proches et organiser ses journées en fixant des objectifs simples et précis.

Par ailleurs, il faut prendre part à diverses activités avec des personnes qui se trouvent dans la même situation. En effet, des associations religieuses et laïques ont été mises en place pour fournir de l’aide. Il faut aussi organiser des moments de détente. Vivre son deuil La perte d’un être cher fait peut être partie des phénomènes de la vie, mais notons qu’elle est aussi douloureuse à vivre. De nombreuses personnes sont contraintes à faire face à cet événement malheureux qui provoque parfois des problèmes physiques, sociaux, psychologiques et spirituels. Certaines astuces ont été élaborées pour faire face à ces différents aspects.

L’aspect physique

Les personnes endeuillées négligent généralement leur santé parce qu’elles ne n’accordent plus beaucoup d’attention. Il est important de savoir que cette période apparaît comme un travail qui va nécessiter beaucoup d’énergies. Les spécialistes recommandent donc de se nourrir convenablement, même si on n’a pas l’appétit. Le temps et la qualité du sommeil peuvent aussi régresser. Il faut donc profiter de la journée pour se reposer au maximum. La personne attristée peut également faire régulièrement diverses activités. On peut par exemple opter pour des exercices de respiration profonde, la marche, le jardinage ou toute autre activité physique de son choix. Ces éléments permettent de décharger les tensions intérieures.

L’aspect psychologique

Une enquête menée auprès des personnes en deuil a permis d’établir les phases qu’elle traverse. Ces étapes ne sont pas vécues par tout le monde et ne respectent pas forcément un ordre chronologique. On peut citer entre autres le choc, la colère, la révolte, la tristesse et l’acceptation.

Chaque personne vit ces émotions dans la vie quotidienne, au moment où elle est confrontée à un grand ou petit deuil. Le décès de quelqu’un est un des principaux facteurs qui augmentent l’intensité des émotions qui sont souvent difficiles à supporter. Cette période est marquée par de grands troubles extérieurs et intérieurs. C’est le moment pendant lequel on doit demander de l’aide. On souhaite tous être courageux, mais on doit exprimer nos besoins et nos sentiments à une personne à qui on fait confiance.

L’aspect social

La meilleure manière de résoudre un deuil est d’éviter la solitude. Il est normal qu’on veuille rester seul dans ce genre de situation, mais il est conseillé de rester proche de son entourage et de communiquer avec eux régulièrement. Ces personnes sont en général plus disponibles au début du deuil et disparaissent ensuite. On doit donc leur faire savoir à quel moment on a besoin d’eux.

La personne concernée doit surtout éviter de prendre des décisions importantes rapidement. Il ne faut surtout pas faire de changement majeur avant au moins un an. Il s’agit entre autres de déménagements, de changement d’emploi ou de vente de maison. Par ailleurs, il peut prendre des conseils auprès de plusieurs personnes ou de spécialistes avant d’entamer toute opération financière importante.

L’aspect spirituel

La spiritualité se trouve au-dessus d’un langage, d’un rituel et d’une religion. Cette notion est l’espace qui se trouve en chaque personne où il se pose des questions sur le sens de sa vie. Cette question s’amplifie lors d’une crise ou de l’approche d’un décès. De nombreuses personnes pensent que la foi personnelle est une source capitale de réconfort durant le deuil. D’autres personnes affirment par contre qu’il est compliqué de se référer à Dieu au cours de cette période.

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