Les personnes âgées en fin de vie

L’âge très avancé, le relâchement des organes ou une maladie métabolique incurable aggravent en général la situation des séniors en fin de vie. Une personne en fin de vie ou en phase palliative se définit comme atteinte d’une maladie grave et incurable, en phase terminale ou avancée. Dépendantes ou non, les personnes du 3e âge doivent se sentir entourées et protégées. La famille doit prendre des décisions pour accompagner leur parent afin qu’il finisse paisiblement ses derniers jours. Cet accompagnement est nécessaire pour préserver la dignité du patient.

Il peut s’effectuer à l’hôpital, en maison de retraite, en Ehpad ou à domicile grâce aux soins palliatifs ainsi qu’au soutien psychologique. Comment améliorer le bien être des séniors dans leurs derniers moments ? Accompagner une personne très âgée dans ses derniers moments est une expérience douloureuse à vivre. En général, le patient s’affaiblit, son corps flétrit peu à peu lorsqu’il commence à perdre la vie. L’assistance en fin de vie peut être différente en fonction du cadre (à domicile, en résidence de retraite ou dans un hôpital), des moyens d’accompagnement et du budget des familles.

Résidence des seniors (ehpad)

Les structures pour personnes âgées jouent un grand rôle dans l’accompagnement des séniors en fin de vie. Parmi ces organismes, on peut citer les EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), qui sont des maisons de retraite médicalisées proposant un accueil en chambre. Ils sont destinés aux personnes de plus de 60 ans ne pouvant plus rester chez elles, car en perte d’autonomie physique et/ou psychique.

Les Ehpad reçoivent en général 50 à 120 résidents, sauf les petites unités de vie qui accueillent moins de 25 personnes. Leur mission consiste à accompagner les séniors fragiles ou vulnérables et à préserver leur autonomie. Ces centres spécialisés doivent signer une convention avec le conseil départemental et l’ARS (agence régionale de santé) pour recevoir des financements en contrepartie de la prise en charge. Ils peuvent avoir un statut public, privé à but lucratif ou privé associatif. L’accompagnement proposé est global. La prise en charge comprend l’hébergement, la restauration, l’animation et les soins.

L’intendance quotidienne n’est pas l’affaire des résidents et de leurs proches. Généralement, les séniors sont accueillis en chambre individuelle ou collective, avec toute l’aide à la vie quotidienne (toilettes privatives, coucher, lever, repas, etc.), ainsi que d’autres services comme la blanchisserie. Environ 8 000 maisons de retraite se trouvent en France actuellement. Près de 6% des personnes âgées de plus de 80 ans y sont hébergées. Un personnel soignant qualifié assure les soins sous la supervision d’un médecin coordonnateur.

Le patient conserve toutefois le choix de son médecin traitant. L’équipe médicale est capable de donner des traitements appropriés aux personnes âgées en fin de vie, en assurant une présence assidue et accrue auprès des malades. Elle peut être spécialisée dans les maladies neurodégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer. Les maisons de retraite peuvent également solliciter des équipes mobiles de soins palliatifs pour renforcer leur dispositif d’accompagnement.

Ces professionnels viendront en appui pour mieux assister les séniors dans leurs derniers instants de vie. Si la famille souhaite rester sur place aux côtés du malade, l’établissement pourra proposer une chambre dans la mesure du possible aux membres de la famille. Le personnel est formé pour s’adapter à cette situation. Les familles peuvent bénéficier du soutien psychologue de l’équipe soignante pendant ces moments difficiles. Les EHPAD peuvent proposer des prestations optionnelles, facturées en supplément du prix affiché.

Le tarif dépendance contient tous les frais attachés à l’assistance indispensable à la vie quotidienne. Ce tarif qui dépend du GIR (Groupe Iso-Ressources) du résident peut donner droit à l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), ainsi qu’à une diminution d’impôt. Le tarif des soins est réglé par la Sécurité Sociale, sauf les frais dentaires, les honoraires et les ordonnances des médecins spécialistes libéraux, ainsi que les examens avec des matériels lourds et des transports sanitaires. Tout sénior en phase terminale peut entrer dans une maison de retraite en remplissant un dossier national unique d’admission, adressé à ces établissements.

La téléassistance senior

Créée en 1974, la téléassistance est un moyen d’assister à distance une personne âgée qui vit seule, dans le but de remédier à son isolement. Elle sécurise les personnes en situation de handicap et les personnes fragilisées par la maladie. La sénilité liée à l’incapacité cognitive et physique perturbe la vie quotidienne des personnes très âgées à domicile. Elles sont également exposées aux risques de chute en dehors des maladies liées à la vieillesse.

En cas d’accident, elles peuvent être incapables de se relever. La téléassistance leur vient en aide en retardant leur départ en maison de retraite pour qu’elles vivent le plus longtemps possibles et en toute sécurité chez elles. Simple et rapide, cette technologie permet à une personne fragilisée de contacter, par simple appel, un téléassisteur 24h/24 et 7j/7, pour une intervention d’urgence.

L’opérateur peut appeler un proche ou activer une intervention si le niveau d’urgence l’impose, pour apporter l’assistance nécessaire. Le téléopérateur a accès à tous les renseignements inscrits au préalable sur la fiche de la personne, y compris les noms des proches ou des voisins pouvant rapidement rejoindre son domicile. Il évalue la gravité de la situation pour éviter un envoi systématique de secours pouvant parfois être traumatisant. Lorsque la situation est estimée non urgente ou non dangereuse, notamment quand la personne répond aux questions de l’assistant, il peut contacter dans ce cas un voisin pour se rendre sur place.

Au cas où la victime ne répond pas, l’intervention des secours doit être immédiatement déclenchée. Une liste d’équipements spécifiques est nécessaire pour bien profiter de ce service, notamment :

  • Un bracelet au poignet ou un médaillon autour du cou. Ces appareils permettent d’activer l’alarme et de mettre la victime en relation avec la centrale d’écoute
  • Un émetteur-récepteur connecté à l’opérateur
  • Un système de micro haut-parleur monté à l’intérieur de la maison et permettant de communiquer à distance De nombreux organismes proposent l’installation de ces matériels, il suffit de souscrire à un abonnement pour en bénéficier. Il peut s’agir des :
  • Entreprises privées
  • Associations ou communautés
  • Départements ou communes Des points d’information locaux ou les mairies peuvent fournir les coordonnées des organismes qui opèrent près du malade ou de la personne âgée. Ce service n’est pas uniquement destiné aux séniors, certains équipements sont personnalisés et parfaitement adaptés à différents types de handicap. Il est bien de rappeler que toutes les maladies ne sont pas forcément compatibles avec la technique de téléassistance. Il convient d’obtenir préalablement l’avis de son médecin traitant avant de s’y engager. Le coût de l’abonnement varie en fonction des opérateurs, il peut être pris en charge par l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Les mairies peuvent également contribuer à régler les frais d’installation ou d’abonnement sous certaines conditions.

Mutuelle seniors

Le budget de santé des personnes âgées peut très vite exploser avec les besoins en soins médicaux qui augmentent avec l’âge. On estime que cette catégorie représente le tiers de la population française, elle est à l’origine de près de 45% des dépenses de santé en France. Les ménages ne sont pas épargnés par ce problème, d’où la nécessité de souscrire à une mutuelle santé sénior pour supporter les coûts médicaux.

Toutes les garanties proposées par les mutuelles ne sont pas utiles pour les personnes de plus 60 ans, handicapées, malades ou en fin de fin de vie. Des choix s’imposent compte tenu du coût croissant des mutuelles et de la spécificité des besoins des séniors. La prise en charge des frais d’orthodontie et les garanties rattachées à la maternité ne sont pas naturellement indispensables dans une mutuelle de santé pour personnes âgées. Les garanties à souscrire peuvent porter notamment sur le remboursement :

  • Des soins d’hospitalisation. Cette garantie doit englober le forfait hospitalier et si possible le forfait pour la chambre individuelle
  • Des dépenses en soins optiques pouvant prendre en compte un forfait monture et verres
  • Des frais dentaires, avec la prise en charge des soins, des prothèses et de l’appareillage
  • Des soins de ville et pharmacie concernant les dépenses pour les médicaments, les consultations de médecins, de spécialistes, etc.
  • Des dépassements d’honoraires
  • Des hospitalisations à domicile
  • Des cures thermales Certains contrats comportent des offres de base qu’on peut renforcer sur certains points. Aujourd’hui, certaines couvertures santé responsables et solidaires qui prévoient des remboursements optimums lorsqu’on suit le parcours des soins coordonnés (consultation du médecin traitant avant un spécialiste). Les mutuelles ne prennent pas en charge les franchises pratiquées dans la situation de non-respect du parcours des soins coordonnés. Les conditions de souscription doivent être regardées à la loupe, notamment celles qui sont axées sur :
  • Les limites d’âge. Chaque contrat contient ses particularités, ses garanties relatives à l’âge plafond ou plancher. Il est avantageux de privilégier les garanties viagères, celles sans limite d’âge
  • Le délai de carence. Ce délai empêche de bénéficier de certaines garanties sur une période fixée, afin de décourager les clients opportunistes. Un niveau de garantie haut de gamme appelle en général un délai de carence sur certaines garanties
  • Les taux et plafonds de garanties. Les taux de remboursement ainsi que les plafonds de garantie varient également d’un contrat à l’autre.

Ces deux critères très liés doivent être étudiés scrupuleusement. Il ne sert à rien notamment d’opter pour un important taux de remboursement dentaire, dont le plafonnement du remboursement se limite à 600 euros par an, étant donné le coût élevé des soins dentaires dans l’Hexagone. À travers certains mécanismes, l’État propose son aide aux séniors, une prise en charge qui peut être totale ou partielle. Il s’agit de :

  • L’ACS (Aide au paiement d’une Complémentaire Santé). Cette aide sociale s’élève jusqu’à 550 euros par an
  • La CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire), qui permet d’obtenir une couverture complémentaire santé gratuite.
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